Glossaire

AJAX progress indicator
Recherche : (effacer)
  • a

  • Abakwariga
    Le mot "Abakwariga" désigne une collection de peuples du nord-ouest du Nigéria qui parlent le Haoussa, y compris les Kutumbawas, les Maguzawas, et les Gwandaras.

  • Abanyom
    Les Abanyoms forment un groupe ethnique du sud-est du Nigéria qui parlent une langue Bantoue. Ce sont des agriculteurs et des ouvriers. Ils sont étroitement liés au peuple ekoi.

  • Abé
    Les Abés des lagunes du sud-est de la Côte d'Ivoire, un goupe akan, sont les descendants des guerriers de l’aile occidentale de l’armée de la reine du peuple baoulé, Pokou, qui ont émigré du Ghana au XVIIIe siècle.

  • Abidji
    Les Abidjis, comme les Abbés, font partie des peuples akan des lagunes de la Côte d’Ivoire. Ils font de la culture commerciale et produisent de l'huile de palme.

  • Abouré
    Les Abourés sont un peuple akan lagunaire de la Côte d'Ivoire, qui parlent une langue Kwa.

  • Adele
    Le peuple Adele est un petit groupe ethnique parlant un dialecte de la langue Kwa, qui vivent des deux côtés de la frontière entre le Togo et le Ghana. Ils sont principalement des agriculteurs, cultivant l’ingame, le manioc, les plantains, les haricots et le riz.

  • Adioukrou
    Les Adioukrous, un groupe parlant la langue Kwa, sont singuliers parmi les peuples des lagunes de la Côte d’Ivoire car ils ont à la fois des origines krou et akan. Contrairement aux autres groupes des lagunes, ils préservent dans leur structure sociale des hiérarchies élaborées par tranches d’âge. Ils sont très engagés dans la production et le commerce d’huile de palme.

  • Adja
    Le peuple Adja est une bifurcation du groupe de Yoroubas qui a émigré d'Oyo (actuel Nigéria) au cours du XIIIe siècle, pour faire partie du groupe éwé du sud du Bénin et du Togo. Leur langue, l'aja-gbe est à la base de touts les dialectes entre les rivières Volta et Ouemé (Ouatchi, Evegbé, Vaudou, Kpessi, Fongbé et Gouin.) Ce sont principalement des agriculteurs de maïs, de millet, de manioc et de plantains.

  • Afusari
    Vivant dans les plateaux du Nigéria, les Afusaris sont un groupe ethnique parlant l'Izere. Traditionnellement des chasseurs, une activité collective imprégnée d'importance religieuse et rituelle, ils utilisent des chiens de chasse, des chevaux, et une technique de feu de brousse pour débusquer leur gibier. Récemment, ils ont fait la transition vers l'agriculture de subsistance.

  • Agave
    Le peuple Agave est l'un des plus grands sous-ensemble des Éwés et occupe le delta de la Volta au Ghana. Ils sont les descendants de la dynastie reignante du royaume d'Adza et son tabouret divin d'ivoire en forme d'éléphant est considéré être l'âme des Agaves. De nos jours, ils gagnent leurs vies en tant qu'agriculteurs.

  • Ahafo
    Les Ahafos sont un des sous-groupes principaux des Akans dans l'ouest du Ghana et de l'autre côté de la frontière dans la Côte d'Ivoire.

  • Ahanta
    Les Ahantas sont un peuple akan du long de la côte du Ghana, souvent considérés être un sous-groupe des Nzimas, leurs voisins. Leur confédération de chefferies est entrée très tôt en contact avec les Européens qui se sont installés sur la Côte de l'Or pour le commerce. Ce sont généralement des pêcheurs ou de petits paysans.

  • Ait-Awari
    Ait-Awari est une tribu touareg du Niger, possiblement les descendants des Berbères qui ont émigré vers le sud il y a des siècles. Ils parlent le Tetserret (ou Tin Sert), une langue occidentale berbère qui est liée aux langues du golfe de Syrte en Lybie et qui est en voie de disparition en faveur du Tawellemmet, une langue touareg bien plus répandue.

  • Akan
    Que ce soit les Ashantis, les Akuapems, ou les Denkyiras; les Abrons, les Fantis, ou les Wassas; qu'ils vivent au Ghana ou dans la Côte d'Ivoire; qu'ils parlent le twi ou le fante; les sous-groupes qui forment le peuple matrilinéaire des Akans se considèrent comme une nation. Akan veut dire "avant tout" et fait référence aux cultivés, aux civilisés. Un peuple forestier dans une région riche en or, les Akans ont prospéré, ce qui a propulsé l'émergence d'états centralisés comme le grand empire des Ashantis.

  • Aku
    La désignation "Aku" a deux sens: [1] "Aku" désigne un groupe de Yoroubas du Nigéria qui ont immigré dans la communauté Krio de Freetown en Sierra Leone dans les années 1820 et qui n’ont jamais perdu leur identité particulière. Tandis que la plupart des Krios sont chrétiens, les Akus sont des musulmans dévoués et parlent toujours le yorouba. [2] En Gambie, le mot "Aku" désigne une population mixte de descendance à la fois africaine et européenne, qui parle une langue créole fondée sur l'anglais similaire à la langue Krio de Sierra Leone.

  • Akuapem
    Les Akuapems forment un des groupes les plus grands du peuple akan et vivent dans la région sud-est du Ghana.

  • Akwamu
    Les Akwamus sont un groupe ethnique akan de la région de la Volta dans l'est du Ghana, qui, au sommet de leur royaume au XVIIIe siècle, se sont répandus le long du sud de l'actuel Ghana jusqu'à l'actuel Bénin. Aujourd'hui les Akwamus sont de petits paysans, des hommes d'affaires, des ouvriers ainsi que des professionnels.

  • Akyem
    Les Akyems forment un des groupes du peuple akan. Après avoir émigré vers l'est à cause de l'expansion des Denkiyras au XVIIe siècle, ils se sont installés dans les collines de l'Atewa dans l'est du Ghana. La majorité des "Big Six" qui se sont battus pour l'indépendance du Ghana étaient Akyems, une source de fièreté pour ce peuple. Les Akyems sont divisés en trois groupes majeurs : les Abuakwa (Abuaswa) Akyems, les Bosume (Basome) Akyems, et les Kotoku Akyems.

  • Alladian
    Les Alladians forment un des groupes ethniques Akan des lagunes de la Côte d'Ivoire. Ils vivent plus précisément sur l'île qui forme une barrière entre les lagunes et le Golfe de Guinée. Leur économie tournait traditionnellement autour de la pêche, mais au XIXe siècle, ils ont aussi commencé à faire du commerce dans l'huile de palme, en vendant l'huile produite par les peuples qui vivent dans les lagunes de l'intérieur. Les Alladians se divisent en trois sous-groupes : les Aware, les Kovu, et les Akuri (Agru).

  • Américo-Libérien
    Les Américo-Libériens sont les descendants des esclaves afro-américains affranchis et réinstallés au Libéria au XIXe siècle. Ils sont devenus les élites politiques, sociales, et economiques mais leur mélange et intermarriage avec les Libériens indigènes, ainsi que le coup d'Etat de 1980 a dilué cette identité. De nos jours, les mots "Congau" et "Kwi" sont des descriptifs plus répandus que "Américo-Libérien".

  • Ana
    Les Anas sont le peuple yorouba le plus occidental, installés au centre du Togo. Ils retracent leurs origines et leurs racines linguistiques aux Ifes du Nigéria et sont attachés au panthéon des orishas yoroubas. Historiquement, les Anas étaient vassaux du royaume de Dahomey, avant la colonisation européenne.

  • Anaang
    Les Anaangs parlent une langue étroitement liée à celle de leur voisins efik et ibibio du sud-est du Nigéria. La plupart sont des argriculteurs qui cultivent l'igname et l'huile de palme.

  • Anga
    Le peuple Anga vit dans l'État nigérian du Plateau et parlent une langue tchadique qui fait partie du groupe Sura-Gerka.

  • Anlo
    Le peuple Anlo du sud du Togo, du Bénin, du Nigéria et du Ghana est l'un des groupes les plus importants des Éwé. Leur nom découle du mot Éwé "nlo" voulant dire "s'enrouller ou se replier en soi". Au XIXe siècle, ils ont provoqué l'animosité des autres groupes Éwé à cause de leur éducation supérieure et mobilité sociale ascendante, ainsi que leur alliance avec les Ashantis, rivaux des Éwé. Dans l’ensemble, les Anlos pratiquent la religion vaudou.

  • Anufo
    Ce groupe akan du Togo, du Ghana, et du Bénin parle le Kwa et s'appelle Anufo, "le peuple des Anu", une référence à leur terre natale à Anu, en Côte d'Ivoire.

  • Anyi
    Les Anyis sont un groupe akan du sud de la Côte d'Ivoire et du Ghana qui parlent twi et sont étroitement liés aux Baulés. Ils ont été le premier groupe en Côte d'Ivoire à entrer en contact avec les Européens et sont le peuple le plus christianisés de la région. Le mot "Anyi" désigne aussi les locuteurs de la branche Kwa de la famille du Niger-Congo, ce qui comprend les Anyis eux-mêmes, les Nzimas, les Abourés, les Abrons et les Ehotiles (Mekyibos).

  • Aowin
    Les Aowins sont un groupe ethnique majoritairement agriculteurs qui parlent une langue akan et vivent à la frontière sud entre la Côte d'Ivoire et le Ghana, entouré de peuples nzimas et sefwi. Ils sont si proches des Anyi que beaucoup d’ethnologues les considèrent être un sous-groupe des Anyis.

  • Arma
    Les Armas sont les descendants des membres de l'armée marocaine qui a envahi l'empire Songhaï en 1591, et qui, après leur victoire, se sont installés dans la Boucle du Niger. "Arma", un nom qui leur a été donné par d'autres groupes, dérive des armes à feu que leur ancêtres ont utilisés. Leur noms de familles sont souvent Touré, ce qui était à l'origine un titre religieux pris par les gouverneurs marocains qui est devenu un nom de famille très courant au Mali et en Guinée.

  • Ashanti
    Les Ashantis, qui parlent un dialecte de twi, sont l'un des plus important sous-groupes du peuple Akan. Au XIXe siècle, leur empire occupait environ 70% de l'actuel Ghana, où ils vivent toujours. La plupart des Ashantis sont maintenant des agriculteurs de subsistance, mais produisent aussi du cacao, une majeure partie de leur culture commerciale qui comprend aussi le caoutchouc, l'huile de palme, les agrumes et les noix de kola.

  • Assin
    Les Assins sont un peuple akan situé dans la région centrale du Ghana. Ils se divisent en deux groupes: les Assin Apemanims (or Apimenem) qui vivent à l'est de l'autoroute Cape Coast-Kumasi, et les Assin Attendansus (or Atandanso) qui vivent à l'ouest de cette autoroute.

  • Attié
    Les Attiés vivent dans les lagunes du sud de la Côte d’Ivoire et en tant que peuple akan, parlent un dialecte de la langue twi.

  • Atyap
    Les Atyaps forment un groupe ethnique qui habite les plateaux du centre du Nigéria, la même région occupée par l'ancienne culture de Nok. La question se pose de savoir s'ils sont apparentés aux Noks ou non. Les Atyaps parlent le tyap, une langue bénoué-congolaise.

  • Avatime
    Les Avatimes sont un peuple des montagnes entre le Ghana de l'est et le Togo de l’ouest. Ils sont entourés d'Éwés, un peuple que les ethnologues supposent avoir supplanté les Avatime, qui étaient beaucoup plus nombreux dans le passé, lors de leur immigration dans la région.

  • Avikam
    Les Avikams vivent dans les lagunes de la Côte d'Ivoire et font partie du groupe des Akans. Comme les autres peuples des lagunes, ils produisent et vendent de l'huile de palme. Ce sont aussi des pêcheurs.

  • Azna
    Les Aznas sont un groupe du peuple des Haoussas, qui retient largement leur religion traditionnelle et qui habitent une petite région dans le sud du Niger. Ils sont probablement un mélange des peuples tyenga et songhaï qui ont été déplacés vers le sud par les Touaregs au XIe siècle. Les Peuls du Niger utilisent le mot "Azna" pour désigner tout Haoussa non-musulman.

  • b

  • Badiaranké
    Les Badiarankés sont un peuple tenda qui vivent dans un petit territoire isolé dans le sud-ouest du Sénégal, nord-est de la Guinée Bissau et nord-ouest de la Guinée. Ils habitent une vingtaine de villages de 100 à 500 personnes et, tout comme leurs voisins les Coniaguis, les Bassaris, les Bediks et les Boins, font de l'agriculture de subsistance. Ils font aussi de l'apiculture.

  • Baga
    Le peuple Baga de la Guinée provient probablement de la région du Fouta Djallon, s'est installé sur la côte atlantique comme pêcheurs et agriculteurs, et a pris le nom bae raka, ce qui veut dire "peuple du bord de mer". Leur langue du même nom fait partie de la famille de langues mel, mais la plupart d'entre eux parlent aussi le soussou, une langue mandée qui était historiquement la langue régionale de commerce.

  • Baïnouk
    Les Baïnouks du Sénégal et de certaines parties de la Gambie et de Guinée-Bissau sont probablement les premiers habitants de la Basse-Casamance. Ils sont connus pour leur aptitude en tant que tisserands et teinturiers, mais ils formaient aussi le groupe ethnique central du royaume de Kassa du XVe au XVIIIe siècle. Dans les temps modernes, ils retiennent leur religion traditionnelle, mais se font rapidement absorber par les cultures voisines des Mandés et des Diolas.

  • Bajju
    Les Bajjus sont un groupe ethnique composé principalement de cultivateurs, de chasseurs, de forgerons, et de petits commerçants qui habitent la ceinture centrale du Nigéria. Leur langue, Jju, est une langue bantoue-congolaise très proche de celle des Atyaps.

  • Balanta
    Les Balantas sont un peuple habitant principalement le centre et le sud de la Guinée-Bissau, mais aussi certaines parties du Sénégal et de la Gambie. Leur nom, qui veut dire "ceux qui résistent", vient de leur résistance contre l'expansion du royaume de Kaabu au cours du XIXe siècle, qui les a délogés de leurs habitations originales.

  • Bambara
    Les Bambaras forment un large groupe ethnique mandé, avec une présence à travers l'Afrique de l'Ouest, mais principalement au Mali, en Guinée, au Burkina Faso et au Sénégal. À cause des terres très lourdes d'argile, les Bambaras ont développé un système d'agriculture coopérative singulier dans lequel des communautés entières labourent, plantent, désherbent, et récoltent conjointement. Les Bambaras ont aussi conservé leur religion traditionnelle jusque tard dans le XIXe/XXe siècle, et ont résisté férocement à l'empiétement de l'islam dans leurs royaumes de Ségou et Kaarta. Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale, lorsque la résistance au colonialisme français a souvent pris la forme de résurgence musulmane que la plupart des Bambaras se sont convertis à l'islam.

  • Baoulé
    Les Baoulés forment un des plus importants goupes ethniques de la Côte d'Ivoire, concentrés dans la région centrale du pays. Étroitement liés aux Anyis, ils font aussi partie du plus large groupe des Akans et parlent une langue twi. Ils ont vivement résisté au règne colonial et sont maintenant principalement chrétiens et adhérents à la religion traditionnelle, avec une petite minorité de musulmans sunnites. Aujourd'hui, ils pratiquent l'élevage animal ainsi que l'agriculture, et ils gagnent leurs vies principalement avec leurs cultivations de caffé et de cacao.

  • Bariba
    Les Baribas forment un important groupe ethnique du Bénin et de certaines parties du Burkina-Faso, du Togo, et du Nigéria. Ils se divisent en deux sous-groupes, les Nikkis du Bénin et les Busas du Nigéria. Historiquement, les Baribas ont été le groupe dominant dans toutes les régions où ils se sont installés. Leurs voisins peuls les ont servis en élevant leur bétail, tandis que les Haoussas, souvent des commerçants, les ont approvisionés de produits et de services. Les Peuls et les Haoussas reconnaissent généralement les Baribas comme chefs politiques lorsqu’ils vivent à proximité d’eux. Les Baribas sont aussi des agriculteurs qui cultivent des ignames, du sorgho, du millet, du maïs, du riz, des cacahouettes, et des haricots. Les Baribas vivent habituellement dans des villages concentrés composés d’enceintes murées qui hébergent plusieurs familles apparentés selon la ligne paternelle.

  • Bassa
    Ne pas confondre avec les Bassas, un groupe ethnique du Cameroon qui parlent le Bantou. Les Bassas forment un groupe ethnique de la côte Atlantique du Libéria, entourés de Kpelles, de Manos, de Dans, de Wees, et de Krous. Ils parlent une dialecte d'une langue Nigéro-Congolaise, le Krou. Leur système d'écriture pictographique a cessé d'être utilisé au XIXe siècle, mais a été redécouvert et ravivé dans les années 1900. La version revitalisée s'appelle Ehni Ka Se Fa. Les Bassas ruraux sont généralement de petits agriculeurs de manioc, d'ignames, de plantains, et de taro. Ils s'organisent en chefferies, chacune composée de plusieurs villages ethniquement distincts. La plupart des Bassas pratiquent le christianisme suite au travail des missionaires au XXe siècle, tout en conservant certains elements de leur religion traditionnelle.

  • Bassari
    Fait référence soit aux Bassaris (Sénégal/Guinée) ou aux Bassaris (Togo/Ghana).

  • Bassari (Sénégal/Guinée)
    Ne pas confondre avec les Bassaris (Togo/Ghana). Les Bassaris de la frontière entre le Sénégal et la Guinée forment un petit groupe ethnique divisé en parts égales entre les deux pays. Ils parlent une langue tenda similaire à celles de leurs voisins les Coniaguis, les Badiarankés, les Bediks, et les Boins. C'est peut-être car leur terre est la moins développée economiquement parlant qu'ils sont le peuple le moins européanisé et le moins islamisé de la région. La grande majorité de Bassaris restent fidèles à leur religion traditionnelle. Ils pratiquent l'agriculture sur brûlis pour préparer leurs champs.

  • Bassari (Togo/Ghana)
    Ne pas confondre avec les Bassaris (Sénégal/Guinée). Les Bassaris du nord du Togo et du Ghana font partie du groupe ethnique des Gourmantchés. Ce sont principalement des adhérents à la religion traditionnelle qui vénèrent le dieu Bassar qui vit dans la montagne voisine aussi appellée Bassari. Ils sont historiquement des forgerons et des metallurgistes renommés, c'est pourquoi ils sont aussi appelés Bi-Tchambé ou Chamba. Quand les Anglais et les Allemands sont arrivés lors de la colonisation, ils ont aussi brisé le monopole des Bassari sur la métallurgie et la fabrication d'armes, ce qui les a forcé à faire la transition à l'agriculture et à l'élevage. Au début du XXe siècle, de nombreux Bassaris sont devenus membres de la force de police coloniale des Allemands, et il y a toujours à ce jour une sur-représentation de Bassaris dans les forces de sécurité.

  • Bedik
    Les Bediks font partie du groupe ethnique des Tendas, étroitement liés aux peuples Bassaris, Coniaguis, Badiarankés et Boins. Leur terre natale est située à la frontière entre le Sénégal et la Guinée, un endroit géographiquement isolé. C'est pourquoi ils ne produisent pas de cultures pour le marché mais uniquement pour subsister. Ils pratiquent l'agriculture sur brûlis.

  • Bété
    Les Bétés sont un peuple de a "boucle du cacao" de la Côte d'Ivoire, qui sont divisés en 93 tribus. Ils parlent un dialecte de krou. Les Bétés fabriquent un tissu à partir d'écorce d'arbre qu'ils battent et sèchent, pour ensuite en faire leur pagnes traditionnels, appelés tapa ou gloko. Ils ont aussi un système d'écriture en pictogrammes que seuls quelques initiés peuvent apprendre.

  • Biafada
    Les Biafadas sont un peuple de la Guinée-Bissau, du Sénégal, et de la Gambie, qui parlent une langue Tenda dans la famille de langues nigéro-congolaises, qui est très influencée par le mandingue. Au XIXe siècle, les Biafadas se sont battus à la fois contre les Peuls du Fouta Djalon et le régime colonial Portugais. Ce dernier les a enfin subjugués en 1907-08. Leur culture est très proche de celles des Bijagos, des Balantas, des Mancagnes, et des Papels. Sur les îles de la Guinée-Bissau, leur principale occupation est celle de pêcheur, mais à l'intérieur, ils sont surtout agriculteurs et éleveurs.

  • Bijago
    Les Bijagos sont un peuple insulaire qui habitent dans l'Archipel des Bijagos en Guinée-Bissau. Ils parlent une langue nigéro-congolaise atlantique. Les Bijagos sont connus pour leurs masques zoomorphes qui représentent souvent des bovidés mais aussi des requins et des poissons-scies.

  • Birifor
    Les Birifors sont un groupe ethnique du nord du Ghana et de l'autre côté de la frontière du Burkina Faso, et se trouvent aussi dans quelques communautés de la Côte d'Ivoire. Ils sont culturellement très proches des Lobis, et comme eux, parlent une langue gour.

  • Birom
    Les Biroms forment un des plus grands groupes ethniques de la région centrale du Nigéria. Ils parlent une langue du plateau central dans la famille de langue nigéro-congolaises. Les Biroms ne sont pas apparentés aux Haoussas. Il y a donc eu un grand tumulte lorsque l'administration coloniale britannique, dans son ignorance des différences ethniques, a placé des Haoussas en tant que dirigeants du territoire des Birams. Avant la colonisation, les Biroms tenait la chasse en très haute estime, l'agriculture étant pourtant leur moyen principal de subsistance. De ce fait, les Biroms nommaient traditionnellement leurs enfants après les animaux qu'ils chassaient pour le plaisir, ainsi que d'autres animaux qui n'étaient pas domestiqué mais pas chassés non plus, comme "crapaud", "poisson", et "grenouille".

  • Bissa
    Le peuple Bissa du centre-sud du Burkina Faso et du nord du Ghana, du Togo, et du Bénin fait partie du groupe ethnique Mandé. Les Bissas sont traditionnellement des producteurs d'arachides; ils les cultivent, puis en font des huiles, des pâtes, et des en-cas grillés. Cette occupation est à la source de beaucoup de moqueries dans le contexte de cousinages, particulièrement de la part des Yarsés, des Gourmantchés, des Samos, et des Gourounsi.

  • Bobo
    Ne pas confondre avec les Bobo Wule/Oulé, les Bobo Tara, ou les Bobo Nienigue, qui sont tous des noms utilisés pour désigner les Bwas — un peuple voisin mais très différent — à cause d'erreurs ethnologiques. Les Bobos, aussi appelés Bobo Fing (ou "Bobos noirs") sont un peuple Mandé du nord du Burkina Faso et de l'autre côté de la frontière, du sud du Mali. L'agriculture n'est pas uniquement un moyen de subsistance pour les Bobos, elle fait partie de chaque aspect de leurs existances. Ils cultivent le sorgho rouge, le millet perlé, les ignames, le maïs, ainsi que le cotton comme culture commerciale.

  • Boin
    Les Boins forment un petit groupe ethnique tenda à la frontière du Sénégal et de la Guinée. Tout comme leurs voisins les Coniaguis, les Badiarankés, les Bediks, et les Bassaris, ils pratiquent l'agriculture de subsistence sur brûlis.

  • Bole
    Ne pas confondre avec les Baoulés de la Côte d'Ivoire. Fait référence soit aux Boles (Ghana) ou aux Boles (Nigéria).

  • Bole (Ghana)
    Ne pas confondre avec les Boles (Nigéria) ou les Baoulés (Côte d'Ivoire). Les Boles sont un petit groupe ethnique qui font partie du peuple guang du Ghana.

  • Bole (Nigéria)
    Ne pas confondre avec les Boles (Ghana) ou les Baoulés (Côte d'Ivoire). Les Boles du Nigéria forment un groupe ethnique dont le dialecte est dans la famille des langues tchadiques.

  • Bolewas
    Les Bolewas font partie du plus grand groupe ethnique des Kanouris du nord-est du Nigéria, et disent qu'ils sont originaires du Yemen et sont arrivés dans la région au XIIIe siècle. Ils sont engagés dans le domaine du commerce, du service personnel, et de l'agriculture, et pratiquent aussi la pêche dans le Lac Tchad.

  • Bono
    Les Bonos sont un groupe ethnique akan qui ont crée l'État Bonoman dans le Ghana actuel sous le roi légendaire Adou Bini au XVe siècle, et se sont depuis répandus au Burkina Faso et dans la Côte d'Ivoire.

  • Bozo
    Vivant le long du fleuve Niger au Mali, les Bozos sont des pêcheurs mandés, et sont historiquement et mythologiquement considérés comme les "maîtres des eaux".

  • Buduma
    Des pêcheurs et des bergers dans la région du Lac Tchad et dans trois de ses pays environnants — le Tchad, le Cameroon, et le Nigéria — les Buduma se nomment "le peuple de l'herbe (ou des roseaux)".

  • Busa
    Les Busas sont un groupe mandé de l'ouest du Nigéria et de l'ouest du Bénin.

  • Bwa
    La population bwa s'étend de la rivière Bani au Mali à la Volta Rouge au Burkina Faso, et parlent une langue gour. Comme pour plusieurs de leurs voisins, y compris les Bobos — un groupe nettement mandé avec lequel les Bwas sont souvent confus —, l'agriculture leur est d'une grande importance. Il cultivent du cotton, des arachides, du sorgho, et des ignames.

  • c

  • Chumburu
    Les Chumburus partagent leur terre natale, le royaume Chumurung traditionnel, avec d'autres groupes indigènes: les Bassaris, les Gonjas, et les Konkombas, dans le nord du Ghana. Les Chumburus appartienent au plus grand groupe des Guangs.

  • Coniagui
    Les Coniaguis sont un groupe ethnique originaires de la région Koundara en Guinée, sur la frontière du Kédougou au Sénégal, où une large partie de ce peuple, qui est très attaché à cette terre et ces forêts, vivent aussi. Apparemment, le vrai nom de ce groupe ethnique est "Awey" et non "Coniagui", un surnom qui leur est attribué par leurs voisins peuls qui fait référence aux abeilles compte tenu de leur talent à elever ces insectes et leur maîtrise de la forêt.

  • d

  • Dagaaba
    À l'intersection de trois frontières, celles du Ghana, de la Côte d'Ivoire, et du Burkina Faso, se trouvent les communautés agriculturelles des Dagaaba, un peuple qui parle une langue dans la famille gour.

  • Dagomba
    Les descendants des fondateurs du royaume du Dagbon, les Dagombas continuent à vivre dans les savanes claisemées du nord du Ghana. Ils sont étroitement liés du point de vie historique, ethnique, et linguistique aux Mossis du Burkino Faso.

  • Dan
    Les Dans sont un groupe mandé de la Côte d'Ivoire et du Libéria. Autrefois une société composée de féroces guerriers, ils se sont maintenant établis comme cultivateurs, en déboisant leurs forêts.

  • Dawsahak
    Les Dawsahaks sont un peuple berbère pastoral qui était parmi les premiers groupes musulmans en Afrique de l'Ouest, arrivant au nord-est du Mali au cours des VIIIe et IXe siècles. Les Dawsahak sont étroitement affiliés aux Iwellemmedan, souvent même considérés un clan d'Iwellemmedan, mais en vérité ils les prédatent dans la région. Ils parlent le tadaksahak, un créole songhaï infusé de nombreux mots de la langue touareg, le tamasheq.

  • Defaka
    Du point de vue ethnique, le Dafakas sont distincts de leurs voisins les Nkoroos (Ijaw) dans le sud-ouest du Nigéria, mais ce petit groupe ethnique s'est assimilé à un tel degré que la langue des Defaka semble être la seule indication d'une identité culturelle distincte, et même ce vestige est maintenant en voie de disparition.

  • Dendi
    Ne pas confondre avec les Dendis de la République centrafricaine. Un peuple songhaï, les Dendis élèvent leur bétail et cultivent leurs champs sur les plaines du Niger dans le nord du Bénin et du Nigéria. Le mot "Dendi" lui-même se traduit comme "en aval du fleuve." Tout comme leur plus large famille Songhaï, descendent de l'ancien royaume de Za.

  • Diola
    Ne pas confondre avec les Dioulas ou les Dyolas (Biafada). Les Diolas ont réussi, malgré l'influence de l'islam et du christianisme, à sauvegarder leurs tradition, que ce soit en Casamance, au Sénégal où ils prédominent, en Gambie, ou en Guinée-Bissau. Le vrai nom de ce peuple, qui est composé de plusieurs sous-groupes comme les Ajamats, les Kassas, les Fognis, et les Bluff, semble être "Ajamat" ou l'une de ses variantes : "Ajamaat","Adjamat" ou "Adjamaat", ce qui veut dire "être humain" ou "lui-même."

  • Dioula
    Ne pas confondre avec les Diola ou les Dyola (Biafada). Les Dioulas ont historiquement été un groupe de marchands extrèmement fructueux dont les communautés commerciales mandées à travers l'Afrique de l'Ouest ont ouvert la voie à l'émergence de plusieurs États dioulas : Gonjain, Kong, et Wassoulou.

  • Djimini
    Les Djiminis de la Côte d'Ivoire sont un sous-groupe des Sénufos, et sont considérés être l'une des plus anciennes cultures de la région du Dabakala.

  • Dogon
    Parmi les champs de millet, de riz, et d'onions dans le plateau central du Mali, une région qui est divisée par la grande falaise de Bandiagara, les Dogons ont trouvé l'isolation nécessaire pour préserver leur indépendance malgré l'aggression des Mossis et des Peuls, ainsi que l'empiètement de l'islam. Ils sont reconnus pour leur art et architecture distinctes, ainsi que leur cosmologie détaillée qui a été expliquée par un ancien aveugle, Ogotemmêli, dans ses maintenant célèbres entretiens anthropologiques.

  • Dompago
    Ne pas confondre avec les Logbas du Ghana. Les Dompagos sont un peuple du Bénin et du Togo qui parlent une langue gour très proche de celle des Lambas et des Tems, et sont parfois appelés Lukpa ou Logba d'après cette langue. Malgré les noms similaires, les Dompagos sont distincts des Logbas, qui, eux, parlent une langue kwa et vivent au Ghana.

  • e

  • Ebira
    Les Ebiras vivent au Nigéria central, dans un environnement valloné qui leur a servi non seulement dans leur role traditionnel d'agriculteurs, mais aussi historiquement, à leur résistance contre les chefs de guerres djihadistes peuls.

  • Edo
    Étroitement liés aux autres groupes ethniques du Nigéria qui parlent des langues edoid comme les Ishans, les Edos ou Binis (appellation dérivée du mot "Benin") ont le privilège d'être les descendants des fondateurs de l'empire du Bénin.

  • Efik
    Un sous-groupe des Ibibios, les Efiks se sont installés le long des bassins des rivières du sud du Nigéria, et ont à l'origine fondé leur économie sur la pêche, puis, plus tard, sur le commerce. Le roi des Efiks continue a exercer une influence considérable sur ce groupe soudé.

  • Efutu
    Les Efutus sont un peuple guang qui a été largement absorbé par la plus importante culture akan. Ils étaient probablement les premiers habitants de la région côtière du Ghana.

  • Eket
    "Eket" est non seulement le nom d'une ville Nigériane mais aussi celui du groupe ethnique indigène de la région, ainsi que de leur langue. Ils sont un sous-groupe du peuple Ibibio.

  • Ekoï
    Dans l'extrême sud-est du Nigéria, les communautés Ekoïs s'étendent aussi à travers la frontière avec le Cameroun. Très proches des Efiks et des Ibibios, les Ekoïs sont remarquables pour leur utilisation traditionnelle du Nsibidi, un système d'idéogrammes indigène duquel ils sont probablement les créateurs.

  • Eleme
    Les Elemes sont indigènes au delta du Niger au Nigéria, et se regroupent en dix groupes de villages. À l'origine liés ethniquement à leurs voisins Ogoni, il semble que les Eleme forment une ethnicité propre, avec une langue distincte, rare, et potentiellement menacée.

  • Etsako
    Cultivant des arachides, des ignames, du maïs, du riz, et du manioc dans l'etat d'Edo au Nigéria, les Etsako parlent une langue edoide (Bénoué-Congo) du même nom.

  • Evalue
    Un sous-groupe des Akans, les Evalue se trouvent non seulement dans le sud-ouest du Ghana, mais aussi de l'autre côté de la frontière dans la Côte d'Ivoire.

  • Ewé
    Les Éwés du Ghana, du Togo, et de l'autre côté de la frontière au Bénin, sont parfois tous regroupés sous la bannière de la 'Nation Éwé'. Ils partagent une longue histoire avec les peuples parlant les langues Gba, comme les Fons avec qui ils partagent aussi la religion vaudou.

  • f

  • Fanti
    Les Fantis sont un sous-groupe akan que l'on retrouve principalement sur la côte centrale du Ghana, mais aussi en Côte d'Ivoire. Une alliance Fanti historique est retenue encore aujourd'hui. Parmi les personnalités Fanti importantes se trouve Kofi Annan.

  • FareFare
    À l'origine un terme colonialiste pour décrire un sous-ensemble de personnes qui parlent des langues gur et qui vivent dans le nord du Ghana, ils ont depuis embracé la nouvelle appellation. Le nom vient de leur salutation "Ya Fara-Fara?" qui veut dire "Comment va votre souffrance (travail) ?" Ils pratiquent traditionnellement de l'agriculture sur brûlis et cultivent du sésame et du tabac.

  • Fon
    Les Fons, qui sont le plus grand groupe ethnique du Bénin et sont aussi présents au Togo et au Nigéria, rappellent immediatement leur lien au royaume du Dahomey, et les Amazones du Dahomey, l'unité militaire composée uniquement de femmes,qui a été créée sous leur régime. Notable également est leur pratique de la religion vaudou qui veut dire "esprit" en Fon, une langue qui, avec celle des Éwés, fait partie des langues gbé.

  • g

  • Ga-Adangme
    Les peuples Ga et Adangme sont groupés ensemble sous l'ombrelle ethnolinguistique des Ga-Dangme du Ghana, du Togo et du Bénin, et ensemble, sont un sous-groupe des Dangmes. Ils habitent principalement les plaines d'Accra, et le nom "Accra" est même dérivé du royaume traditionnel ga de Nkran. Un peuple côtier, ce sont des pêcheurs et des commercants engagés.

  • Gallinas
    Les Gallinas sont un petit sous-groupe des Vais de Sierra Leone et du Libéria.

  • Gbagyi
    "Gbagyi" est non seulement le nom du peuple du Nigéria central, mais aussi de leur langue dans la famille kwa. À travers une persécution continue de la part des Peuls et des Haoussas qui les appellent "Gwari", esclaves, les Gbagyi ont forgé une forte identité unie.

  • Gbandi
    Ne pas confondre avec les Gbandis de la République centrafricaine et du Congo, ou les Gbanda (Avikam) de la Côte d'Ivoire. Appartenant au groupe linguistique des Mandés, les Gbandi, une population mandingue habitent le Libéria, mais une partie importante d'entre eux a fui vers la Guinée et la Sierra Leone lors de la guerre civile libérienne. D'ailleurs, les Lokos de Sierra Leone sont une branche de ce groupe.

  • Ge
    Fait référence soit aux Dans, soit aux Gouins.

  • Goemai
    Dans l'État du Plateau nigérian, les Goemais sont un peuple tchadique très proche de leurs voisins du sud, les Junkuns, et les Angas.

  • Gola
    Les Golas sont un groupe mel, comme les Kissis, et peut-être les plus anciens habitants des région côtières du nord du Libéria. Certains vivent aussi dans l'est de la Sierra Leone. L'appellation "Gola" peut aussi faire référence aux Badiarankés.

  • Gonja
    "Gonja" est non seulement le nom d'un ancien royaume dans l'actuel Ghana, mais aussi de ses habitants. Un peuple guang très influencé par les Akans, les Mandés, et les Haoussas, les Gonjas font partie de la famille linguistique kwa.

  • Gouin
    Les Gouins sont l'un des groupes parlant une langue gur, qui cultivent du millet, du manioc, et des ignames au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire.

  • Gourmantché
    Les Gourmantchés font partie des locuteurs de la famille de langues gur, et sont situés principalement dans et autour de la ville de Fada N'Gourma dans l'est du Burkina Faso. Il y a pourtant des petits groupes de Gourmantchés habitant le nord du Togo, le nord du Bénin, et le sud-est du Niger.

  • Gourounsi
    Tous les locuteurs de la langue gur du nord du Ghana et du Burkina Faso du sud et du centre sont unis sous l'appellation "Gourounsi", ou "Guru-si", qui veut dire "le fer ne pénètre pas", une référence à l'invincibilité de leurs ancêtres guerriers.

  • Grebo
    Un sous-groupe des Krous, les Grebos habitent le Libéria et la Côte d'Ivoire. Les communautés dans les forêts libériennes ont été protégées, de par leur isolation, contre les influences extérieures, contrairement aux "Grebos du bord de mer", ou Glebos, ce qui a souvent crée des conflits.

  • Guang
    "Guang" désigne les locuteurs de guang, une langue de la branche kwa des langues nigéro-congolaises, qui se trouvent à travers le Ghana, et dont les ancêtres ont fondé l'État historique de Gonja.

  • Guéré
    Locuteurs de krou, les Guérés sont un peuple libérien et ivoiriens de la côte qui sont engagés comme chasseurs, cultivateurs et marchands locaux. Historiquement, ils ont négocié dans le marché esclavagiste Européens lorsque ce dernier s'est étendu dans la région.

  • Gwandara
    Les Gwandaras sont l'un des peuples du Plateau dy Nigéria qui parlent une langue tchadique. Ils sont étoitement liés aux Haoussas. La plupart sont des agriculteurs de subsistance et de forts adhérents à leur religion traditionnelle.

  • h

  • Haddad
    Les Haddads, un groupe de musulmans sahéliens traditionnellement composé de forgerons, vivent dans des communautés à part des autres au Nigéria, au Tchad, et au Soudan, et ne se mélangent pas aux populations locales. Étonnament, ils n'ont pas de langue propre et doivent adopter celles des communautés locales.

  • Haoussa
    Les Haoussas forment un peuple varié mais culturellement homogène qui est éparpillé à travers l'Afrique de l'Ouest et le long de la route traditionnelle du Hajj vers le nord et celle vers l'est qui traverse le Sahara. C'est l'un des plus grands groupes ethniques du Nigéria mais il s'étend du Niger, au Tchad, au Togo, au Ghana, à la Côte d'Ivoire, et au Sénégal. Les Haoussas ont une histoire mémorable, marqué par les caravanes du commerce trans-Saharien et par les cités-États haoussas et les royaumes qui en sont sortis.

  • i

  • Ibibio
    Les Ibibios sont réputés être les premiers habitants du sud-est du Nigéria. Principalement des cultivateurs et des sculpteurs de bois dans la forêt tropicale, ils parlent des dialectes d'Efik-Ibibio, une langue désormais regroupée dans la branche bénoué-congolaise de la famille nigéro-congolaise.

  • Idoma
    La majeure partie de la terre natale des Idomas au sud-est du Nigéria est restée relativement inconnue pour les Européens jusqu'aux années 1920, ce qui a permi aux Idomas de garder leur culture intacte. Ce sont traditionnellement des guerriers et des chasseurs qui parlent une langue bénoué-congolaise. Leur tenue traditionnelle rayée de rouge et de noir fait partie de leur identité culturelle distincte.

  • Igala
    La terre natale de ce groupe ethnique nigérian est l'emplacement de l'ancien royaume d'Igala, entre les fleuves Niger et Bénoué.

  • Igbarra
    Fait référence soit aux Nupes, soit aux Ebiras.

  • Igbo
    Le Ndi Igbo ("le peuple Igbo") est une société hétérogène dans le sud-est du Nigéria, et l'une des ethnies les plus larges de l'Afrique entière. Des forces politiques relativement récentes (à la suite de la décolonisation) a forgé une forte identité unie pour ces groupes historiquement fragmentés et décentralisés d'agriculteurs, d'artisans, et de commerçants, ce qui a finalement mené à une république sécessionniste de courte durée : Biafra.

  • Igdalen
    Souvent considérés une faction touareg, les Igdalens, comme les Dawsahaks, sont supposés être parmi les premiers berbères à immigrer au nord-ouest du Mali. Ils parlent le tagdal, une langue mélangeant le touareg et le songhaï.

  • Ijaw
    Indigènes au delta du Niger au Nigéria, ce peuple maritime est composé de sous-groupes comme les Ibanis, les Okrikas, les Kalabaris, les Nembas, et les Akassas. En tant que pêcheurs et commerçants migrateurs, les Ijaw étaient l'un des premiers peuples nigérians à être en contact avec les Européens.

  • Ijebu
    Les Ijebus sont un sous-groupe du peuple yorouba du Nigéria, et vivent dans le sud-ouest du pays.

  • Ijemu
    Un peuple yorouba, les Ijemus vivent dans l'ouest du Nigéria, près de la frontière avec le Bénin.

  • Ijesu
    Les Ijesus vivent dans la région sud-ouest du Nigéria, près des autres peuples yoroubas, les Ijebus et les Ijemus.

  • Ishan
    Il semblerait que "Ishan", le nom de ce groupe du sud du Nigéria qui est souvent transcrit "Esan", dérive de la phrase "E san fia" qui veut dire "ils ont fui". Ceci fait vraisemblablement référence à leur migration vers le nord depuis l'empire du Bénin dans le sud. Ils sont traditionnellement des agriculteurs, des médecins, des guerriers mercernaires, et des chasseurs, et sont des locuteurs dans la famille des langues edoides.

  • Itsekiri
    Bien que les Itsekiris eux-mêmes sont une mixture complexe de plusieurs ethnies différentes dans le delta du Niger au Nigéria, leur langue, qui est étroitement liée au yorouba, s'est développée de façon uniforme, sans créer aucun dialecte.

  • Iwellemmedan
    Aussi appelés Dag Eshaykh ou Alkanata, les Iwellemmedans constituent l'une des sept principales confédérations de tribus ou de clans touaregs (Ettebel ou "groupes de tambours") dans le Sahara et le Sahel, du Niger au Mali, du Burkina Faso au nord du Nigéria.

  • j

  • Jabo
    "Jabo" est l'auto-désignation d'un groupe ethnique libérian qui se décrit comme une confédération de tribus qui parle une langue krou complexe et très tonale. Les tons de cette langue peuvent être répliqués sur des tambours pour créer des signaux et un système de communication à distance pour lequel ils sont renommés.

  • Jakhanke
    Les Jakhankes sont un groupe mandé de la Sénégambie, qui sont considérés faire partie du plus grand groupe des Soninkés. Ils sont reconnus pour leur érudition islamique et grâce a cette réputation, ils forment une caste spécialisée d'ecclésiastiques professionnels.

  • Jukun
    La plupart des groupes ethniques du nord du Nigéria central retracent leurs origines aux Jukuns, qui vivent dans la valée de la rivière Bénoué, mais aussi dans le nord-ouest du Cameroun. Les Jukuns retracent leurs propres origines au puissant royaume soudanais de Kororofa.

  • Jwira-Pepesa
    Les Jwira-Pepesas sont un des sous-groupes des akans du Ghana, comme les Anyins, les Baoulés, les Chakosis, les Sefwis, les Nzemas, et les Ahantas, et, comme eux, ont une culture traditionnellement matrilinéaire. Ils parlent une langue bia.

  • k

  • Kabré
    Kabré veut dire "paysan de la pierre" en référence aux murs de pierres utilisés dans les cultures en terrasses des Kabrés dans les montagnes du Togo, du Bénin, et du Ghana. Ils sont l'un des peuples parlant une langue gour, et sont principalement dévoués à l'agriculture de subsistance, avec des champs de millet, d'igname, et de cotton.

  • Kamuku
    Les Kamukus sont un groupe ethnique du centre du Nigéria, qui parlent une langue kainji, dont les origines peuvent être retracées au royaume de Kankuma. Ils pourraient vraisemblement être les précurseurs de l'État haoussa de Zaria.

  • Kanouri
    Le peuple Kanouri vit largement dans les terres de l'ancien empire de Kanem-Bornou dans l'actuel Niger et Nigéria. Ils ont hérité de la dévotion à la tradition musulmane suniite. L'économie des Kanouris actuels est complexe, et intègre le commerce, l'artisanat, l'agriculture, les services, et la pêche.

  • Kapsiki
    Les Kapsikis chevauchent la frontière montagnarde entre l'extrême nord du Cameroun et le nord-est du Nigéria, où ils sont appelés les Higis. Du point de vue ethnolinquistique, ils font partie du groupe tchadique.

  • Karaboro
    Les Karaboros sont l'un des petits groupes concentrés entre le nord de la Côte d'Ivoire et le sud-ouest du Burkina Faso, particulièrement où le fleuve Comoé traverse la frontière. C'est là qu'ils cultivent du maïs, du riz, de l'igname, des arachides, du sésame, et des patates douces. Leurs langues karaboro appartiennent à la famille linguistique sénoufo.

  • Karamogo
    Les Karamogos étaient la classe érudite des marchands Dioulas.

  • Karoninka
    Apparentés aux Diolas, les Karoninkas vivent principalement au Sénégal, sur les rives ou les îlots du fleuve Casamance, mais aussi en Gambie.

  • Kasséna
    La partition coloniale du Burkina Faso et du Ghana a isolé les Kasséna du plus grand groupe ethnique des Gourounsi au Burkina Faso dont ils font partie. Ils ont progressivement développés une identité culturelle indépendante sur la frontière du nord entre le Ghana et le Burkina Faso.

  • Khassonké
    Les Khassonkés forment un groupe ethnique mandingue dans la région de Khasso au sud du Mali, où ils cultivent du riz et des noix. Ils sont descendus du mélange de peuples mandingues et peuls, et parlent une langue mandée. Leur nom leur vient de leurs ancêtres peuls, qui portaient des habits en laine lorsqu'ils sont arrivés dans la région : "khassa" veut dire "laine" en mandingue, "khassonké" veut donc dire "porteur de laine."

  • Kilba
    Diverses communautés montagnardes claniques indigènes qui parlent une langue tchadique forment le groupe nigérian des Kilbas, qui se dénome lui-même Huba.

  • Kirdi
    Le mot "Kirdi" vient d'un mot péjoratif en kanouri qui veut dire "païen", et fait référence aux nombreux groupes du Nigéria et du Cameroon qui ont férocement résisté à l'islamisation comme les Batas, les Falis, les Fatas, les Gemjeks, les Guidars, les Gizigas, les Hurzas, les Kapsikis, les Madas, les Mafas, les Massas, les Matakams, les Mofous, les Moras, les Mousgoums, les Muyangs, les Ouldemes, les Podokos, les Toupouris, les Vames et les Zulgos.

  • Kissi
    Les Kissis vivent principalement des les forêts de Guinée, mais aussi en Sierra Leone et au Libéria. Ils parlent kissi, une langue mel qui les unit avec les Temnés. Leurs forgerons sont notoires, ayant produit les fameux guinzés ("kissy penny"), une unité monétaire de fer historiquement très utilisée en Afrique de l'Ouest.

  • Kofyar
    Connus pour leur culture en terrasse intensive dans les collines du plateau central du Nigéria, la population des Kofyars est en vérité composée de trois groupes : les Doemaks (ou Dimmuks), les Merniangs, et les Kwalla, qui parlent tous une langue afro-asiatique.

  • Konkomba
    Se nommant eux-mêmes "Bikpakpaams", les Konkombas sont un groupe du Ghana parlant le gour, mais ils sont aussi présents au Togo et au Burkina Faso. Leur éthique d'autodétermination, de courage, de travail assidu, et de collectivisme est le fondement de leur succès agricole comme producteurs important d'ignames; une production qui approvisionne le Ghana entier.

  • Kono
    Avec leur terre natale dans la région de Kono de Sierra Leone, très riche en diamants, ce n'est pas une surprise que ce groupe s'engage non seulement dans l'agriculture, mais aussi dans l'extraction de diamants alluviaux.

  • Kotoko
    Les Kotokos font partie du peuple tchadique qui vit au Cameroun, au Tchad, et au Nigéria. Peut aussi faire référence aux Anyis ou aux Baoulés.

  • Kouranko
    Les Kourankos maintiennent leur isolation et leur adhérence à leurs traditions dans les montagnes du nord-est des hauts-plateaux de la Sierra Leone et de la Guinée. Ils sont un peuple de la branche mandée.

  • Kpelle
    Principalement des cultivateurs de riz, ce groupe mandé s'étend le long d'un terrain qui comprend des marais, des plaines, et des berges, du centre du Libéria à la Guinée. Les Kpelles sont aussi installés au Mali, où ils préservent leur héritage culturel.

  • Kposo
    Cultivateurs de cacao, de caffé, d'ignames, et de fonio, les Kposos parlent une langue kwa et vivent dans le plateau du sud du Togo et de l'autre côté de la frontière au Ghana.

  • Krio
    Les Krios de Sierra Leone sont les descendants des populations noires de Londres, de Nouvelle-Écosse, et de Jamaïque, ainsi que des africains libérés de bateaux négriers interceptés sur leur route vers les États-Unis. Tout comme leurs voisins Américo-Libériens au Libéria, les Krios ont des degrés variés d'ascendance européenne, et leur langue est un créole anglais qui est devenu la lingua franca de Sierra Leone.

  • Krobo
    Les Krobos du sud-est du Ghana et de la Côte d'Ivoire qui font partie du groupe ethno-linguistique des Ga-Adangmes, sont renommés pour leur perlage exquis.

  • Krou
    Reconnus pour leurs compétence dans la navigation de l'Atlantique, ces libériens indigènes ont migré et se sont installés à divers points sur la côte ouest-africaine, particulièrement en Sierra Leone, mais aussi sur le littoral ivoirien et nigérian. L'expertise des Krous les ont épagnés de la coque de bateaux négriers, où ils ont à la place été employés comme marins, navigateurs, et interprètes. La langue krou comprend l'un des systèmes tonals les plus complexes d'Afrique.

  • Kunta
    Ne pas confondre avec les Kuntas du Kenya. Les descendants de berbères nord-africains, les Kountas ont non seulement été essentiels à l'expansion de l'islam dans la région sub-saharienne ouest-africaine, mais ont aussi formé une élite urbaine dans les villes importantes comme Tombouctou.

  • Kurtey
    Le mélange des Peuls avec les Songhaïs, les Zarmas, et les Sorkos locaux a eu pour conséquence ce petit groupe ethnique des Kurtey qui vivent le long de la valée du fleuve Niger à travers plusieurs pays ouest-africains. Leur engagement dans la capture d'esclaves leur ont mérité le nom, parmi les Zarmas, de "Voleurs d'Hommes".

  • Kurumba
    Les Kurumbas sont un groupe Gourounsi que l'on peut trouver dans l'ouest du Burkina Faso. Ils parlent une langue Gourounsi qui fait partie de la famille gour.

  • Kusasi
    Les Kusasis du nord du Ghana et du sud du Burkina Faso sont des locuteurs de gour. Leur langue est très proche du mampruli (la langue des Mamprussis) mais ces deux groupes sont divisés pour cause de conflits d'intêrets.

  • Kuteb
    Les Kutebs occupent certaines parties de l'État nigérian de Taraba, où ils partagent beaucoup de similarités culturelles et linguistiques avec leurs voisins haoussas. Célèbres pour leur célébration des récoltes, ou "Kuchicheb", leur histoire récente est néamoins marquée par des conflits continus avec d'autres groupes ethniques.

  • Kutumbawa
    Les Kutumbawas sont des agriculteurs de subsistance qui forment un groupe ethnique relativement petit dans le nord-ouest du Nigéria. Ils font partie du groupe abakwariga du peuple haoussa.

  • Kwahu
    Le nom de ce groupe akan dérive de son mythe d'origine, "L'esclave (akoa) meurt (wu)", qui est fondé sur une ancienne prophécie selon laquelle les Kwahu errants recevrait une indication divine, la mort d'un esclave, pour savoir où s'installer. Ce serait finalement au sud du Ghana central. Des commercants et agriculteurs indéfatiguables, les Kwahu sont à la hauteur de leur devise : Asase Aban, Yεnte Gyae (Protecteurs de la terre, nous ne reconçons pas.)

  • Kyode
    Dans le bassin de la Volta au nord du Ghana se trouvent les Kyodes qui parlent une langue guang de la famille kwa. Chacune de leurs communautés est menée par un chef, ou "wura", un mot dérivé du mot gikyode "gewura" qui veut dire "royauté."

  • l

  • Lamba
    Les Lambas, qui parlent une langue bantoue, vivent dans la valée de la rivière Kéran et dans les montagnes du nord-est du Togo et du Bénin. Malgré le fait que leur nom se traduit "peuple de la forêt", ils ont défriché leur territoire pour s'engager comme agriculteurs de subsistance et éleveurs d'animaux.

  • Lébou
    Habitant la péninsule sénégalaise du Cap-Vert, les Lébous sont, sans surprise, des pêcheurs. Leur langue particulière, le wolof lébou, est la source du wolof standard, la langue vernaculaire mais non-officielle du pays.

  • Ligbi
    Les Ligbis font partie du peuple sub-saharien mandé, habitant le nord-est de la Côte d'Ivoire et le nord-ouest du Ghana. Leurs communautés très islamisés incorporent néamoins leurs masquarades traditionnelles "do" ou "lo" dans leurs fêtes musulmane, une pratique qui est aujourd'hui en déclin.

  • Limba
    Ne pas confondre avec les Limbas du Cameroon ou les Ngbakas du Congo et de la Répiblique centraficaine, qui sont aussi parfois appelés "Limba". Protégeant leur langue unique parmi les autres de Sierra Leone, les Limbas, indigènes à la région et traditionnellement des agriculteurs de riz, des bâtisseurs de pierre, et des chasseurs, sont de fiers locuteurs éloquents qui excellent aux lettres et à la philosophie.

  • Lobi
    Le terme général "Lobi" fait référence à plusieurs groupes ethniques étroitement liés du Burkina Faso, (comme les Lobis eux-mêmes, les Birifors, les Dagaras, les Dorossys, les Dyans, les Gans et les Tenbos) et dérive de deux mots lobiris : lou (forêt) et bi (enfants). Ces "enfants de la forêt" se sont installés à l'origine sur la rive gauche de la rivière Mouhoun entre le Burkina Faso et le Ghana, pour créer une barrière physique contre les preneurs d'esclaves, et qui symbolist pour eux sur le plan métaphysique, la séparation entre le domaine terrestre et celui des esprits.

  • Logba
    Ne pas confondre avec les Dompago du Togo et du Bénin, qui sont parfois aussi appelés "Logba". Des locuteurs kwa de la région voltaïque du Ghana, les Logbas s'appellent eux-mêmes et leur langue Ikpana, ce qui veut dire "défenseurs de la vérité". Ce sont principalement des agriculteurs de subsistance, dans une région connue pour ses pittoresques cascades, falaises, et formations de calcaire.

  • Loko
    Ne pas confondre avec les Yakös du Nigéria, qui sont parfois appelés "Lokö". Indigènes à la Sierra Leone, les Lokos sont d'habiles cultivateurs mandés qui partagent la province du nord avec d'autres peuples comme les Mandingues, les Peuls, et les Temnés.

  • Loma
    Le long des régions montagneuses peu peuplés du nord de la Guinée et du Libéria, ce groupe mandé, les Lomas, cultivent non seulement le riz mais leur propre culture traditionnelle, ayant historiquement résisté à l'avance de l'islam, pour retenir et rafiner leurs masques Poro célèbres.

  • Longuda
    La seule ethnie martriacale du Nigéria, les Longudas se trouvent dans l'Adamawa, le site de leur chefferie traditionnelle, où ils cultivent le sorgho.

  • Losso
    Les Lossos vivent sur un plateau des montagnes du Togo, s'appelant, dans leur langue oti-volta maternelle qui fait partie des langues gour, "Nawdba".

  • m

  • Mafa
    Les Mafas appartienent au groupe de locuteurs de langues tchadiques, habitant la frontière montagneuse entre le Cameroun et le Nigéria. Ils sont renommés pour leurs techniques sophistiquées de cultivation en terrace.

  • Maguzawa
    Un petit sous-groupe de Haoussas, les Maguzawa, "ceux qui fuient l'islam", se trouvent dans les régions rurales près de Kano et de Katsina au Nigéria, où ils restent fidèles aux coutumes traditionnelles des anciens chefs de Kano et de Katsina, comme la scarification faciale.

  • Mahi
    Le peuple Mahi du Bénin est encadré par la frontière du Togo à l'ouest, la rivière Zou à l'est, et Cové, entre les rivières Zou et Ouemé au sud. À l'origine un petit groupement de communautés d'origines diverses, ils se sont unifiés entre le XVIIe et le XIXe siècle pour résister au royaume du Dahomey, bâti sur une politique de conquête et de travail servile.

  • Mamprusi
    Les Mamprusis sont le groupe ethnique le plus ancien qui parle le mole-dagbani dans la région nord du Ghana Ghana et du Togo. Leur nom dérive de "Mamprugu", le nom du royaume avec lequel ils sont associés, mais ils s'identifient eux-même en tant que "Dagbamba". Leur actuel nayiri, ou roi, continue à exercer son influence et son autorité à travers les frontières nationales.

  • Mancagne
    Le peuple Mancagne vit en Guinée-Bissau, au Sénégal, et en Gambie. Une forte adhérence à la religion traditionnelle prévaut et la langue Mancagne, connue sous le nom "Uhula" par ses locuteurs, est devenue une langue officielle du Sénégal.

  • Mandé
    "Mandé" est un terme géographique, mais fait aussi référence à une famille linguistique composée de nombreux groupes ethniques éparpillés à tavers plusieurs environnements, des forêts tropicales côtières au Sahel et au Sahara. Ils ont créé quelques uns des premières civilisations complexes de l'Afrique de l'Ouest, comme l'ancien empire soninké de Ghana et l'empire du Mali. Les Mandés sont composés de plusieurs groupes ethniques différents, incluant, sans s'y limiter : les groupes centraux à la région géographique du Mandé, comme les Bambaras, les Mandingues, et les Dioulas; les groupes proches, comme les Somonos, les Bozos, et les Wasulunkas; les groupes de la savanne, comme les Kagoros, les Khasonkés, les Markas, et les Soninkés; et les groupes de la forêt tropicale, comme les Kourankos, les Konos, les Vais, les Sousous, et les Yalunkas.

  • Mandingue
    Les Mandingues se sont propagés à travers l'Afrique de l'Ouest, installés sur une région en forme de fer à cheval depuis leur pays natal en Gambie, à travers le sud-est du Sénégal, tournant dans la région nord et sud de la Guinée et du Mali, à travers le nord de la Sierra Leone, pour descendre dans le nord-ouest de la Côte d'Ivoire. Ensemble, avec les autres peuples mandés comme les Bambaras, les Dioulas, les Kourankos, et les Kono, ils sont supposés être originaires d'une région à l'extrème ouest du Mali, et descendre des linéages du grand empire du Mali.

  • Mandjak
    Les Mandjaks de la Guinée-Bissau se reconaissent sous le nom "Manjaku", qui veut dire littéralement "je te dis" dans leur langue bak qui est soit dans la famille de langues atlantiques, soit sénégalo-guinéennes.

  • Mano
    Constituant un sous-groupe mandé qui est originaire de l'empire du Mali, les Manos ont migré jusqu'au Libéria et se sont installé dans le "pays Nimba", une appellation dérivée des mots manos "Niemba Tun" qui veut dire "les collines sur lesquelles les jeunes filles glisseront et tomberont". Ils ont de forts liens culturels et linguistiques avec les Dans avec qui ils partagent cette région.

  • Maouri
    Un sous-groupe des Haoussas, les Maouris sont l'une des plus grandes ethnies du Niger. Ils sont réputés être des agriculteurs et des commerçans industrieux, et pratiquent leur religion traditionnelle, qui comprend une foi en les esprits Doguwas.

  • Marka
    Les Markas sont un peuple mandé, une ramification de la branche des Soninkés, qui vivent dans le nord-ouest du Mali. Traditionnellement marchands, ils controllaient historiquement le commerce du désert entre les berbères qui traversaient le Sahara et le Sahel. Leurs centres de commerce et leurs plantations étaient plus tard intégrés dans l'empire des Bambaras, où ils ont fleurit.

  • M'Bato
    Les M'Batos forment un sous-groupe akan installé en Côte d'Ivoire. À l'origine des pêcheurs, ils ont abandonné leurs filets pour cultiver du caffé et du cacao, ainsi que de la palme et du caoutchouc.

  • Mendé
    Ne pas confondre avec les Mandés. Le peuple Mendé est un sous-groupe des Mandés qui s'est installé dans une région à la frontière de la Sierra Leone et du Libéria, après avoir pour longtemps opposé l'hégémonie des royaumes côtiers des Bagas.

  • Mina
    L'appelation "Mina" découle du mot portugais désignant une 'mine', en référence aux grandes mines d'or dans le pays natal de ce groupe ethnique. Vivant au sud du Togo et du Bénin, les Minas sont très proches des Gouins, avec lesquels ils sont souvent confondus, et des Éwés. Ils parlent le Mina, aussi appelé le Gen-gbe, un sous-groupe de langues dans la famille Kwa.

  • Moba
    Les Mobas vivent au nord du Togo et dans certaines parties du Ghana et du Burkina Faso. Ils font partie du groupe ethnique des Gourmantchés et parlent le Moba, qui fait partie de la famille des langues gur.

  • Mossi
    Les Mossis sont le groupe ethnique le plus large en Burkina Faso, mais il y en a aussi un bon nombre dans les pays voisins comme le Togo, le Ghana, le Mali, le Bénin, et la Côte d'Ivoire. Selon la tradition orale, ils seraient descendus d'Ouedrago, le premier Mossi, né de l'union d'une princesse mamprusie et d'un chasseur mandé. Grâce à leur prouesse cavalière, ils ont pu établir et étendre une grande coalition de royaumes Mossis.

  • Mumuye
    Les Mumuyes ont été repoussés vers le sud vers les collines de l'est du Nigéria lors des djihads peuls du XVIIe jusqu'au début du XIXe siècle. La relative isolation de leurs communautés individuelles demeure jusqu'à présent, et leurs linéages respectifs s'identifient toujours avec leurs esprits totémiques.

  • n

  • Nafana
    Un sous-groupe sénoufo habitant le nord-ouest du Ghana et le nord-ouest de la Côte d'Ivoire, les Nafanas sont entourés de locuteurs de langues gour au nord, les locuteurs de mandé isolés, les Ligbis, à l'est, et les locuteurs de langues akans, les Abrons, au sud. Leur masque Budu, qui représente un bison mythique, est l'un des plus grands masques, en termes de taille, d'Afrique.

  • Ngizim
    Bien qu'il y ait beaucoup de références au peuple Ngizim dans l'histoire du Kanem-Bornou, ce peuple a désormais été assimilé dans d'autres groupes ethniques, ce qui a dilué leur identité culturelle propre. Leur chef tradiotionnel est le Mai Potiskum dont le siège reste à Potiskum dans l'État Yobe au Nigéria.

  • Nupe
    Traditionnellement appelés les Tapas par leurs voisins Yoroubas, les Nupe se trouvent dans le Nigéria central ainsi que du nord. Ils sont renommés à travers le Nigéria pour leurs perles en verre, leur cuir, leurs tapis, leurs plateaux de cuivre, et leur tissu.

  • Nzema
    Les Nzemas forment un peuple akan dans le sud-ouest du Ghana et le sud-est de la Côte d'Ivoire. Principalement des agriculteurs, ils sont connus pour le Kundum, un festival religieux célébrant les récoltes. Le panafricaniste Kwame Nkrumah est l'un de leurs personnages les plus célèbres.

  • o

  • Ogoni
    Indigènes au sud-est du Nigéria, les Ogonis sont restés en relative isolation ce qui les a permis de survivre la période de la traîte occidentale sans qu'un seul d'entre eux ne soit pris pour esclave. Ils ont attiré l'attention publique internationale lors de leur mobilisation récente pour le mouvement pour la survie du peuple Ogoni (MOSOP), qui prône la justice sociale, économique, et environnementale dans le delta du Niger au Nigéria.

  • p

  • Papel
    Traditionnellement chasseurs et agriculteurs, les Papels se trouvent au Sénégal (Casamance), en Guinée-Bissau, et en Guinée. Ils sont linguistiquement et culturellement proches des Mandjaks de Guinée-Bissau.

  • Peul
    Reconnus comme la plus grande communauté nomade de bergers dans le monde, les Peuls sont dispersés à travers le Sahel et toute l'Afrique de l'Ouest, mais restent tout de même liés par une langue (le pulaar/fulfulde de la branche sénégambienne), une religion (l'islam), une histoire, et une culture commune. Ils se sont déplacés, à travers les siècles, à travers et parmi d'autres cultures, pour devenir une force religieuse, politique, economique, et militaire suffisante pour donner le jour à des emirats et des empires.

  • s

  • Sambla
    Les Samblas vivent dans 12 villages dans la région des savanes à l'ouest de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, entre les cultures mandé et gour. Le baan, ou "le xylophone parleur", est intégral à leur identité. L'instrument transpose leur complexe langue tonale mandée, le seenku, en forme musicale. Les enfants apprennent les deux simultanément.

  • Saro
    Les Saros sont les créoles du Nigéria, les descendants d'esclaves affanchis et rapatriés d'autres pays au début du XXe siècle, comme la Sierra Leone et l'Amérique latine. La grande majorité d'entre eux étaient à l'origine descendus des Yoroubas de l'ouest et du centre du Nigéria.

  • Sefwi
    Les Sefwis, un sous-groupe d'Akans de l'ouest du Ghana, retracent leurs origines au royaume de Denkyira. De nos jours, leur moyen de subsistance réside dans la culture du cacao.

  • Sénoufo
    Couvrant le nord de la Côte d'Ivoire, le sud-est du Mali, et l'est du Burkina Faso, les Sénoufos sont un groupe ethno-linguistique lié mais distinct du groupe gour, qui possède même son propre sous-groupe, les Nafanas du nord-ouest du Ghana. Principalement des adhérents de leur religion traditionnelle, ils faisaient jadis partie du royaume de Kénédougou, un État pré-colonial établi dans le sud de l'actuel Mali. D'excellents sculpteurs de bois, leurs œuvres, masques, et figurines étaient à la source de l'inspiration de Pablo Picasso durant sa période africaine.

  • Sérère
    Originaires de la valée de la rivière du Sénégal entre le Sénégal et la Mauritanie, ce groupe ethnique sénégambien se trouve aussi en Gambie. Sérère, un nom qui vient soit du wolof ou du peul, semble faire référence à quelque chose de chaché, de perdu, ou de divisé, ce qui serait cohérent avec leur refus historique de l'islam. Les Sérères sont traditionellement cultivateurs mais aussi pêcheurs, constructeurs de bateaux, et bergers.

  • Sherbro
    Originaires de la Sierra Leone, les Sherbros sont historiquement des pêcheurs et de très puissants commercants, a tel point qu'ils ont activement participé à la traîte trans-atlantique d'esclaves. Ils sont désormais très proches des Krios et, comme eux, ont intégré la culture occidentale dans la leur.

  • Shuwa
    Cette petite communauté d' "arabes baggara" dans le sud-est du Niger, au Tchad, et au Nigéria, s'appellent Shuwas ou Diffas, un nom qui dérive du mot arabe voulant littéralement dire "éleveur de bétail."

  • Somono
    Pêcheurs le long du fleuve Niger au Mali, les Somonos sont un sous-groupe de Bambaras. D'habiles pottiers et constructeurs de pirogues, ils sont connus traditionnellement pour leur métallurgie de fer, une maîtrise indispensable à leurs voisins Bozos.

  • Songhaï
    Le nom "Songhaï" n'était pas à l'origine une désignation ethnologique ou linguistique mais plutôt le nom de la caste dirigeante de l'Empire songhaï. Malgré le fait que la langue, la société, et la culture des Songhaïs, que l'on trouve le long de la boucle du Niger au Mali, sont pratiquement indiscernables de celles des Zarmas, les deux groupes se considères distincts. Les langues songhaï elles-mêmes se trouvent à part, une famille de langues indépendantes du reste.

  • Soninké
    Un sous-groupe mandé vivant au Sénégal, au Mali, en Guinée, et en Mauritanie, les Soninke étaient les fondateurs de l'ancien Empire du Ghana. L'agriculture et le commerce sont des spécialités traditionnelles soninkées. Au début de leur histoire, ils échangeaient du sel de la côte pour de l'or de l'intérieur.

  • Soussou
    Un des peuples mandés qui vit principalement en Guinée et certaines parties du nord-est de la Sierra Leone, les Soussous parlent le sosoxui, une langue qui sert comme langue de commerce le long de la côte guinéenne. Le mot "Guinée" lui-même vient de l'ancien mot sosoxui voulant dire "femme".

  • t

  • Tallensi
    Le peuple Tallensi, pour lequel les crocodiles sont sacrés, est un groupe de langue gour du nord du Ghana. Ils cultivent le millet et le sogho comme denrées et, sur plus petite échelle, élèvent du bétail, des chèvres, et des mouttons.

  • Tammari
    Les Tammaris, de la famille linguistique gour, sont des bergers intensément indépentants qui habitent les collines et les valées du Bénin et du Togo. Leur architecture emblématique à deux étages fortifiés parsème la terre de laquelle ils ne sont que les "guardiens". Les vrais propriétaires de cette terre sont les esprits et les forces souterrainnes.

  • Tarok
    Les Taroks de l'État nigérian du plateau s'appelent eux-mêmes oTárók, appelent leur langue iTárók et leur terre ìTàrók. Dans leur société principalement agraire, les oTáróks semblent être un amalgame de plusieurs peuples qui forment maintenant un groupe plus ou moins homogène.

  • Tchaman
    "Les choisis" dans la langue ébrié, sont un groupe akan de la Côte d'Ivoire, traditionnellement divisés en neuf groupes distincts : les Kwès, les Bidjans, les Yopougons, les Nonkwas, les Songons, les Bodos, les Dyapos, les Byas, et les Gnangon. Compte tenu de leur proximité des lagunes et de l'océan, les Tchamans gagnent leurs vies principalement en tant que pêcheurs, une activité enrichie par des cultures d'ignames, de taro, de manioc, de caoutchouc, et de caffé. Peut aussi faire référence aux Bonos ou aux Ebiras.

  • Tem
    Les Tems sont un groupe ethnique parlant une langue gour qui vivent au Togo, mais aussi dans certaines parties du Bénin et du Ghana.

  • Tenda
    Établis au Sénégal, en Guinée, et en Guinée-Bissau, les Tendas forment un groupe ethno-linguistique qui comprend des sous-groupes relativement isolés comme les Badiarankés, les Bassaris, les Bediks, les Biafadas, les Boins, et les Coniaguis.

  • Timné
    Les Timnés constituent le plus grand groupe ethnique de la Sierra Leone, mais certains résident aussi en Guinée, leur terre d'origine. Traditionnellement cultivateurs de denrées comme le riz et le manioc, les Timnés sont aussi des pêcheurs et des commerçants.

  • Tiv
    Les Tiv, visuellement reconaissables grâce à leur tenue traditionnelle zébrée de noir et blanc, vivent principalement au Nigéria. Ils retracent leur généalogies a un ancêtre commun qui s'appelait Tiv, et leur langue bénoué-congolaise prend le même nom.

  • Touareg
    Ces nomades traditionnellement bergers front partie de la confédération ethnique des berbères de l'Afrique du Nord, qui vivent dans le Sahara du sud de la Libye au sud de l'Algérie, du Niger, du Mali, et du Burkina Faso. Souvent appelés les "hommes bleus" d'après leurs teintures indigo traditionnelles, les Touaregs ont été les maîtres de plusieurs routes transsahariennes et, en tant qu'avides propagateurs de l'islam, ont supervisé la floraison de Tombouctou. Les touaregs s'appellent eux-mêmes "Kel Tamasheq", qui veut dire "ceux qui parlent le tamasheq", ainsi que "Kel Tagelmust" qui veut dire "peuple voilé."

  • Toubou
    Les Toubous, un groupe clanique de bergers, de nomades, et de cultivateurs d'oasis dans le nord-est du Niger, ainsi que dans le Tchad et la Libye, sont parfois appelés les "nomades noirs du Sahara". Leur nom "Toubou" se traduit plutôt "peuple des rochers". Bien que l'ancienne histoire des Toubous soit nébuleuse, les deux groupes qui en font partie, les Tedas et les Dazagra, partagent probablement les mêmes origines.

  • Toucouleur
    Originaires de la région du Fouta Toro au Sénégal, mais aussi présents au Mali et en Mauritanie but also found in Mali and Mauritania, les Toucouleurs considèrent leur fort héritage islamique être leur charactéristique déterminante, ayant fièrement mené une guerre religieuse contre les groupes ethniques voisins et les colonisateurs français sous le grand empire Toucouleur. Supposés être les descendants des Sérères et des Peuls, les Toucouleurs s'appelent eux-même les Haalpulaar'en, ce qui veut dire "ceux qui parlent pulaar (peul)".

  • Toussian
    Un sous-groupe du peuple lobi, les Toussians sont des agriculteurs vivant dans le sud-ouest du Burkina Faso. Leur langue, le Toussian, est liée aux langues gour, et ses deux dialectes, celui du nord et celui du sud, ont beaucoup de mal à se comprendre l'un l'autre : l'intelligibilité mutuelle ne dépasse pas 40-45%.

  • Turka
    Un peuple gour, les Turka sont un groupe ethnique vivant uniquement au Burkina Faso.

  • u

  • Urhobo
    Un peuple de la forêt avec une affinité sociale et culturelle aux Edos du Nigéria, les Urhobos, principalement Nigérians prêtent toujours allégeance à la gouvernance des anciens et de l'ovie, le roi. Leur territoire est couvert d'un réseau de cours d'eau, à l'origine de leurs histoires et mythologies aquatiques.

  • v

  • Vaï
    Les Vaïs, cultivateurs et chasseurs-cueilleurs des forêts du Libéria et du sud-est de la Sierra Leone, cont un groupe mandé connus pour leur syllabaire Vaï, un système d'écriture indigène développé dans les années 1830.

  • w

  • Wala
    Les Walas de la partie supérieure du Ghana parlent le gour wali. Ils sont connus pour leur architecture soudano-sahelienne ainsi que leur allégeance à leur souverain traditionnel, le Wa-Na.

  • Wassa
    Les Wassas sont le seul peuple à parler le twi dans l'ouest des terres akans, où ils sont les plus important producteurs d'or, de cacao, et d'huile de palme.

  • Wasulunka
    Vivant et cultivant du riz et des arachides dans la région Wasulu du sud-ouest du Mali, jusqu'en Guinée et en Côte d'Ivoire, les Wasulunkas parlent une langue en marge des langues mandées. Ils feraient à l'origine partie d'un groupe du peuple peul qui a été conquis par l'empire Wassoulou de Samory Touré.

  • Winiama
    Les Winiamas du Burkina Faso ont à l'origine émigré du Ghana pour résister aux envahisseurs mossis qui ont déclaré leur repousse héroique être ni plus ni moins de la magie. Les formes d'expression artistique les plus reconnues chez les Winiamas sont leurs masques de bois élaborés qui honorent les pouvoirs naturels occultes. Puisqu'ils parlent une langue gour, leurs voisins mossis ainsi que les ethnologues les lient souvent aux Gourounsis, une désignation que les Winiamas rejettent vigoureusement comme infâmante.

  • Wogo
    Les Wogos font partie du groupe ethnique des Songhaïs et vivent que les rives et les îlots du fleuve Niger, au Mali et au Niger. C'est un territoire qu'ils partagent avec les Zarmas, les Kurteys, et les Songhaï, et vivent au gré du flux et reflux du fleuve, cultivant du riz et du tabac, ainsi que leurs petites entreprises de pêche.

  • Wolof
    Les Wolofs du nord-ouest du Sénégal, de la Gambie et du sud-ouest de la Mauritanie côtière ont historiquement maintenu une stratification sociale rigide, endogame, avec une noblesse, un clergé, des castes, et des esclaves. Ils se sont intégrés sans encombre dans l'administration coloniale française, particulièrement au Sénégal, où ils ont dominé la culture et l'économie depuis l'indépendance.

  • y

  • Yakö
    Le peuple Yakö est un petit groupe ethnique aui vit dans cinq petites villes dans l'État nigéran de Cross River. Ils parlent une langue de la haute Cross appelée Lokaa.

  • Yalunka
    Les Yalunkas sont un peuple mandé qui est installé dans le Fouta-Djalon, une région montagneuse de la Guinée, depuis le XIe siècle. Le nom "Yalunka" veut dire littéralement "habitants du Jalon." Ils sont si proches des Soussous que certains ethnologues les classent dans le même groupe ethnique. Ils sont connus pour leur conversion à l'islam, puis pour leurs renoncement de cette religion pour lutter contre elle, et pour finalement être maîtrisés et absorbés pas l'empire peul.

  • Yarsé
    Les Yarsés sont les descendants de commerçants mandingues qui sont arrivés dans l'actuel Burkina Faso à la fin des années 1600, y apportant l'islam. Le roi des Mossis les ont autorisés à rester, et Yarsés se sont installés et ont progressivement adopté sa langue et ses coutumes (mais jamais la religion indigène des Mossis ou le christianisme). Aujourd'hui ce sont des marchands, mais certains sont aussi devenus des argriculteurs de subsistance de millet.

  • Yorouba
    Les linguistes, ethnologues, et anthropoplogues sont tous d'accord pour dire que les Yoroubas ont des origines soudanaises et ont en définitive dominé les populations indigènes des régions forestières du Nigéria. Ce groupe ethnique de langue nigéro-congolaise se trouve aussi au Bénin et au Togo, une étendue unie sous une désignation culturelle et linguistique : "Yorubaland." Les Yoroubas reconnaissent Ile-Ife comme leur ville d'origine et le siège de la religion traditionnelle Yorouba, qui reconnaît un panthéon de centaines d' orishas.

  • z

  • Zarma
    Les Zarmas sont un sous-groupe songhaï, dispersés dans 2000 villages depuis le Niger à la Côte d'Ivoire, au Ghana, au Burkina Faso, et au Togo, mais cependant unis par un sentiment de parenté profond. Généralement des agriculteurs de subsistence, ils possèdent aussi de petits troupeaux de bétail sous-traités par les bergers peuls. Largement pro-français, les aristocrates zarmas ont aggressivement aidé les autorités impériales à écraser les rébellions locales.

  • Zialo
    Les Zialos sont un groupe ethnique de Guinée et le nom de leur langue mandée du sud-ouest. Le zialo a cinq dialectes importants : le bayawa, le wolo-ziolo, le woyjawa, le kelighigo, et le lawolozu.