Religion(s) ouest-africaine(s)

Moitié supérieure d'un tableau dans le style primitivisme du peintre Nigérian, Twins Seven Seven. Il illustre Shango, un orisha yoruba, et une divinité de la religion ouest-africaine, entouré d'adorateurs lors de son festival dédié.
“Shango (orisha yorouba) et son festival” par le peintre Nigérian, Twins Seven Seven.

La majorité des Africains de l’Ouest pratiquent désormais les religions abrahamiques comme l’islam ou le christianisme, mais il existe toujours des îlots de personnes qui adhèrent à la spiritualité de leurs ancêtres. Même parmi ceux qui ont accueilli les religions importées, les vestiges de leurs croyances traditionnelles restent manifestement visibles lors des danses masquées, de festivals, et de célébrations qui continuent à animer les cultures de l’Afrique de l’Ouest.

La religion ouest-africaine a traditionnellement imprégné toutes les facettes du quotidien de ses pratiquants. Même les activités les plus banales comme l’agriculture, le commerce, la métallurgie, et jusqu’au simple fait de parler, sont insufflés de signification spirituelle, que ce soit pour le bien ou pour le mal. La spiritualité était si pregnante dans chaque geste de la vie quotidienne que beaucoup d’Ouest-Africains convertis aux nouvelles religions n’ont pas pu entièrement se défaire de tous les éléments de leur foi traditionnelle et ont été accusés, à travers l’histoire, d’idolâtrie, ou de pratiquer des formes bâtardes de l’islam ou du christianisme.

 

Nommer la religion ouest-africaine

Les systèmes traditionnels de croyances, de spiritualité, et de foi des peuples ouest-africains ont souvent été décrits de façon plus ou moins dévalorisante, par termes généraux qui ne reflètent pas la complexité et la profondeur de ces pratiques : “paganisme”, “animisme”, “culte des ancêtres”, “idolâtrie”, “fétichisme”, etc. C’est seulement en donnant un nom approprié à un système de croyances que l’on peut commencer à discerner une théologie et une cosmologie complexe et la comprendre dans toutes ses nuances.

Une religion est souvent nommée d’après son fondateur, son guru, son personnage légendaire qui a enseigné l’idéologie qui en est au cœur. Il n’y aurait pas de christianisme sans Jésus-Christ, pas de mahométisme sans Mahomet, pas de bouddhisme sans Bouddha.

Les religions traditionnelles d’Afrique de l’Ouest ont, bien sûr, des guides surnaturels qui ont contribué à la richesse de leurs croyances respectives, mais elles souffrent d’une absence de personnalité fondatrice. Elles ont, en revanche, un Dieu suprême, un Dieu des dieux, connu sous divers noms qui pourraient, hypothétiquement, être empruntés pour nommer la religion entière. La religion des Yoroubas pourrait très bien être appelé “olodumareisme” d’après Olodumare. De la même façon, celle des Ewe pourrait s’appeler “mawuisme”, celle des Igbos, le “chukwuisme”, la religion des Mendés, le “ngewoisme”, etc.

Pourtant, malgré les différents noms donnés par chaque groupe ethnique à leurs panthéons de dieux, et malgré la panoplie de mythes divergents qui les accompagne d’une région à l’autre de l’Afrique de l’Ouest, il existe des similarités sous-jacentes remarquables au cœur de toutes les religions traditionnelles. Parmi celles-ci, il faut citer la croyance en:

  • Un Dieu suprême unique, lointain, omniscient, et tout-puissant, créateur du monde.
  • Des divinités ou esprits intermédiaires entre Dieu et l’humanité.
  • Des esprits ancestraux qui veillent sur leurs descendants.
  • La magie et les autres forces spirituelles qui influencent la vie des humains.

 

Compte tenu de ces éléments communs dans leurs structure fondamentale, la question se pose de savoir si ces systèmes de croyances religieuses traditionnelles pourraient être regroupés sous le titre inclusif de “religion ouest-africaine”. Elle a provoqué des débats lorsque le terme a été proposé pour la première fois, accompagnés inévitablement d’une question subsidiaire : le mot “religion” devrait-il être au pluriel ? Peut-être est-il adéquat que les olodumareistes et les chukwuistes soient unifiés sous l’appellation d’ensemble “religion ouest-africaine” au singulier, tout comme les catholiques et les mormons, malgré leurs importantes différences, sont placés dans l’enceinte du christianisme, et les sunnites et les chiites dans celle de l’islam.

Un argument valable peut même être donné pour dépasser l’expression “religion ouest-africaine” en faveur de l’expression encore plus vaste “religion africaine” (ou “africisme”, pour reprendre le terme proposé par Lugira), puisque les éléments unificateurs mentionnés ci-dessus se retrouvent au cœur des religions traditionnelles à travers le continent.

 

Magie, médecine, et objets

Tableau dans le style primitivisme du peintre Nigérian, Twins Seven Seven. Il illustre masque au repos, attendant d'être sorti pour un festival. Les masques jouent un rôle important dans la religion ouest-africaine.
“Masque au repos” par Twins Seven Seven.

Les objets — masques, breloques, amulettes, talismans — sont l’une des formes les plus visibles de la religion ouest-africaine, quelle que soit la culture. Dotés de pouvoirs magiques, ils sont censés porter chance, influer sur le cours d’évènements, ou même contenir des âmes individuelles. Ces objets sont vénérés en raison de leur pouvoir, et craints, car ils sont très imprévisibles s’ils ne sont pas prudemment maniés. On exécute des rituels pour maintenir les forces maléfiques à distance de la famille ou de la société qui garde ces objets. On fait des sacrifices pour invoquer leur pouvoir ou pour l’apaiser et empêcher sa libération.

Les femmes enceintes portent souvent des breloques pour s’assurer d’un accouchement aisé et d’un enfant en bonne santé. Les chasseurs et guérisseurs bambaras portent des talismans épinglés ou cousus sur leurs tuniques en bògòlanfini pour se prémunir contre les esprits de la brousse qui entraveraient leur chemin. Plusieurs groupes, comme par exemple les Yoroubas, sculptent des figurines pour contenir l’âme d’un jumeau décédé, afin d’en prendre soin et d’apaiser son esprit. Les masques, qui contiennent l’essence du monde spirituel, sont conservés et protégés avec maints rituels lorsqu’ils ne sont pas portés lors de cérémonies.

Mais la religion ouest-africaine dépasse le simple fétichisme ou l’idolâtrie pour arriver à quelque chose qui se rapproche de l’animisme ou du panthéisme : tout, les objets, les plantes, les pierres, les phénomènes météorologiques, même la parole humaine, a une force vitale intrinsèque. Les noms varient —  Oro (Yorouba), Nyama (Mandé) , Tsav (Tiv), Se (Fon) — mais la force à laquelle ils font référence est la même : l’énergie primale de la création.

Il y a aussi d’autres forces en jeu dont l’idée est aussi uniforme à travers l’Afrique de l’Ouest traditionnelle, comme la magie…

La magie, une force neutre, est omniprésente dans le monde, et l’on pense qu’elle peut être utilisée pour le bien, ou corrompue pour le mal. Ce n’est pas la prestidigitation de la scène occidentale, ni sa sorcellerie fantaisiste, mais quelque chose d’intrinsèque, de concret, et de potentiellement fatal. Dans cette région du monde, la magie est manipulée par les sorcières, qui sont craintes, car elles sont possédées par des forces diaboliques extrahumaines. En Afrique de l’Ouest, on pense que les sorcières sont nées avec de tels pouvoirs, ou qu’elles les ont appris d’une autre sorcière, ou bien “attrapés”  comme une maladie, et qu’elles les utilisent inévitablement à des fins néfastes : maladies, malédictions, fausses-couches, décès. Seul un guérisseur qualifié a accès au remède contre la discorde et les troubles issus de la sorcellerie : un docteur-sorcier (witch doctor), qui, contrairement la croyance populaire, n’est pas un sorcier lui-même, mais un membre respecté de la société qui aide les ensorcelés et la communauté autour en créant des remèdes, des amulettes et des talismans pour les protéger.

Ces forces spirituelles de la vie et de la magie sont intimement liées au monde des esprits, une croyance sous-jacente partagée par toutes les religions traditionnelles d’Afrique de l’Ouest.

 

Esprits, ancêtres, et divinités

Le monde des esprits

Invisible à l’œil humain, le monde des esprits est pourtant bien réel et très proche. Les esprits ancestraux, les esprits naturels des éléments, et les esprits maléfiques ne sont jamais très loin, et essaient toujours d’influencer le cours des vies humaines. C’est la nuit que ces esprits ont le plus de pouvoir et sont le plus craints.

Tableau dans le style primitivisme du peintre Nigérian, Twins Seven Seven. Il illustre ses frères et sœurs dans le monde des esprits, un concepte prévalent dans la religion ouest-africaine.
“Esprits des frères et sœurs” par Twins Seven Seven.

Rare est la société ouest-africaine qui n’a pas de proscriptions concernant la nuit. Au pays dogon, il est interdit de siffler ou de faire du bruit après le coucher du soleil, de peur d’attirer l’attention d’esprits néfastes. Dans le territoire des Igbos, on ne doit jamais répondre à l’appel de son propre nom de nuit, lorsqu’on ne peut pas voir le locuteur. Et à travers l’Afrique de l’Ouest, les tisserands abandonnent leurs métiers à la tombée du jour, de même que les forgerons leurs forges et les joueurs de mancala leurs tabliers, pour les rendre temporairement au monde des esprits duquel toute innovation humaine provient.

Les ancêtres

Les ancêtres sont le lien le plus proche entre les vivants et les morts, le Ciel et la Terre. Ceux qui ont vécu de longues vies vertueuses peuvent être admis dans le domaine des ancêtres à leur décès. En tant qu’esprits bienveillants, ils reviennent chez leurs familles respectives de temps en temps, pour veiller sur elles et administrer leurs affaires spirituelles. Dans les périodes difficiles, les gens font des sacrifices pour demander le conseil de leurs ancêtres. Si ces sacrifices et prières échouent et ne parviennent pas à joindre les ancêtres, ou si quelqu’un agit de façon à les offenser, cela mènera sans doute à la catastrophe.

Au-delà des ancêtres, il y a des panthéons de divinités.

Les divinités

Beaucoup de groupes ethniques, mais pas tous, croient en un panthéon de divinités qui peuvent être appelées à intervenir dans les affaires des humains et des esprits. Les Yoroubas reconnaissent les orishas, les Akans les abosom, pour les Ewes et les Fons ce sont les vaudous. Les Dogons retrouvent des divinités similaires dans leurs nommos, êtres androgynes mi-humains, mi-reptiles.

Ces divinités varient beaucoup d’un groupe à l’autre, mais sont reconnaissables car chacune est une force de la nature, ou l’incarnation d’une activité humaine, qui contrôle certains aspects du cosmos. Bien qu’il n’y ait pas de temples pour ces divinités, il y a souvent des autels où l’on peut prier et faire des sacrifices en cas de difficultés. Ces nombreuses divinités représentent une facette de l’existence et de la connaissance humaine, une connaissance qui n’aurait jamais été découverte sans l’intervention d’une d’entre elles. Les Yoroubas, par exemple, déifient parmi d’autres Ogun, le dieu de la guerre, de la chasse et de la technologie moderne, et Orunmila, le dieu de la sagesse, du destin, et de l’agriculture. Les Mandés ont Faro, le dieu androgyne de l’eau.

Tableau dans le style primitivisme du peintre Nigérian, Twins Seven Seven. Il illustre des esprits de l'océan qui ont des longs cous. Les esprits des éléments sont prévalents dans la religion ouest-africaine.
“Esprits de l’océan au long cou” par Twins Seven Seven.

La frontière entre les esprits et les divinités est trouble. Certains ancêtres exceptionnels peuvent être élevés au statut de divinités, comme Oduduwa, le premier roi yorouba d’Ile-Ife au Nigéria.

Parfois, on dit que ces divinités ont eu un rôle à jouer dans la création du monde, mais pas toujours…

 

L’être supême

Au cœur de la religion ouest-africaine se trouve un seul être suprême ; un unique et lointain Dieu, auquel on attribue la création du monde, soit de ses propres mains, soit de celles de divinités inférieures auxquelles il aurait délégué cette tâche. Alors que les autres divinités agissent comme médiateurs entre les êtres humains, les esprits, et l’être suprême, le Dieu des dieux est inconnaissable, tout-puissant, omniscient, et contrôle tout aspect des affaires des humains et des autres divinités ; il est inaccessible, ou peu enclin à recevoir des prières ou de l’adoration.

Le Dieu suprême est connu sous plusieurs noms différents à travers l’Afrique de l’Ouest : les Yoroubas reconnaissent Olodumare, l’orisha suprême ; parmi les Ewe, c’est Mawu, le Togbe, l’ultime grand-père ; les Ga le connaissent sous le nom de Nyommo et lui donnent le titre d’Ataa-Naa (grand-père et grand-mère) de toute la création.

Dieu est souvent représenté comme un dieu des cieux, demeurant loin au-dessus des têtes de ses créations et des autres divinités, manifestant sa présence à travers le grondement du tonnerre et l’éclair de la foudre. Chaque groupe ethnique a pourtant des conceptions divergentes de Dieu…

Le Dieu suprême des Dogons est un dieu caché, Amma, qui tient la terre entière entre ses mains. Dire son nom, c’est l’implorer et l’encourager à continuer à tenir le monde. Amma, qui incarne un potentiel créatif sans limites en tant que celui ou celle qui a formé la Terre, la matière même, et le processus de reproduction biologique, est un dieu paradoxalement conçu comme très petit, si petit qu’il est invisible à l’œil nu.

L’être suprême des Mendés, Ngewo, est le Dieu créateur dont le pouvoir générateur se fait sentir à tout moment. Le renouveau des plantes, la naissance d’humains et d’animaux, l’apparence de la foudre et des cascades, la tombée de la pluie, la poussée du vent, tout cela est attribué à Ngewo.

Le Dieu suprême des Bambaras, Bemba ou Ngala, a tout créé, lui-même inclus. Ce Dieu unique et singulier a quatre aspects : Bemba, le maître de l’air, Nyale (aussi connu sous le nom Mousso Koroni Koundye), le maître du feu, Faro, le maître de l’eau, et Ndomadyiri, le maître de la terre. Ensemble, les quatre aspects de Bemba dominent tous les éléments primordiaux.

Pour les Nupes du Nigéria, l’univers consiste uniquement en Soko (Dieu). En tant que tel, il est à la fois distant et très proche.

Tableau dans le style primitivisme du peintre Nigérian, Twins Seven Seven. Il illustre une déesse de l'amour, une divinité que l'on retrouve souvent dans la religion ouest-africaine.
“Déesse de l’amour” par Twins Seven Seven.

Dans la tradition vaudou des Ewes et des Fons, Mawu-Lisa est le Dieu suprême. Mawu est l’aspect féminin associé à la lune, à la fertilité, à la douceur, au pardon, tandis que Lisa est le principe masculin associé au soleil, au pouvoir, à la vigueur, et à l’endurance. Ces deux aspects du même être suprême sont au centre de la création du monde.

Le Dieu suprême, que ce soit Olodumare, Mawu-Lisa, Ngewo, Amma, ou autre, très souvent invoqué dans le discours et les proverbes, n’est pourtant pas vénéré de façon régulière, et on ne lui adresse des prières qu’après que les autres solutions ont échoué. Aucun temple, aucun clergé ne lui est dédié, aucun texte sacré ne peut être lu et mémorisé en son honneur, aucune peinture ou sculpture ne le représente. Les enfants apprennent l’existence de Dieu à travers les histoires que leur racontent leurs aînés, à travers les proverbes associés à ces histoires et répétés quand l’occasion se présente, et à travers les expressions et salutations courantes. Parmi les histoires qui parlent de la création du monde, de la place de l’homme dans ce monde, et le sens d’une vie bien menée, il y a souvent une histoire qui explique pourquoi le Dieu suprême est si distant et n’a pas besoin de vénération.

Les Mendés disent que Ngewo, fatigué des sollicitations incessantes des humains, et ayant offert toute l’assistance qu’il fallait, s’est simplement retiré du monde une nuit, pendant que tout le monde dormait, et a ensuite délégué son pouvoir de gouvernance aux esprits ancestraux et naturels. Par respect pour le souhait de Ngewo, on ne lui adresse des prières que très rarement.

Les Efiks disent qu’Abasi, le Dieu créateur du monde, était dégoûté de l’instinct avide de ses enfants humains, source de querelles, de tensions, de jalousie, de haine, de guerre et de mort, qu’il n’avait pas réussi à contrôler. Après cette amère désillusion, il s’est retiré dans un coin lointain des cieux, abandonnant les humains à leurs propres affaires. Sans aucun espoir de persuader Abasi de revenir au monde pour partager sa sagesse et son conseil, les Efiks se tournent vers les puissants esprits ancestraux.

 

Polythéisme or Monothéisme ?

La classification n’est jamais une chose simple, comme le démontre le débat concernant la “religion ouest-africaine” au singulier ou au pluriel, mais elle est peut-être encore plus difficile lorsqu’on essaie de reléguer le système de croyances traditionnelles à des catégories mutuellement exclusives comme “polythéisme ou monothéisme”, une dichotomie qui ne laisse guère de place aux nuances, non seulement dans le paradigme africain, mais aussi, curieusement, dans celui des religions prétendues monothéistes.

L’archétype d’un être suprême unique, omniscient et omnipotent, la marque du monothéisme, est toujours entouré d’une panoplie complexe d’esprits et de divinités, d’anges, de démons ou de saints, ce qui donne, dans une certaine mesure, une teinte polychrome à toutes les religions.

La frontière entre le polythéisme et le monothéisme se brouille encore plus lorsqu’on juxtapose deux religions très différentes, l’hindouisme et le christianisme. L’hindouisme, où des dieux multiples ne sont que des manifestations d’un unique Dieu appelé Brahman, est considéré comme une religion polythéiste. Le christianisme, où trois entités divines distinctes, la Sainte Trinité, sont aussi considérées être les aspects d’un unique Dieu, se trouve classifié comme monothéisme. La religion ouest-africaine efface la frontière un peu plus encore, avec une structure hiérarchique qui, à plusieurs égards, ressemble aux deux systèmes.

La religion ouest-africaine a sans doute la sophistication de chevaucher cette frontière, pour être reconnue comme une sorte de monothéisme diffus qui adhère à un seul et unique créateur auquel on ne consacre, contrairement à ses contreparties non-indigènes, aucun temple, aucun texte, et, grâce à une diversité d’intermédiaires puissants, très peu de vénération sur terre.

Seconde moitié d'un tableau dans le style primitivisme du peintre Nigérian, Twins Seven Seven. Il illustre Shango, un orisha yoruba, et une divinité de la religion ouest-africaine, entouré d'adorateurs lors de son festival dédié.
Pied du tableau “Shango (orisha yorouba) et son festival” par le peintre Nigérian, Twins Seven Seven.

Les noms du Dieu suprême de la religion ouest-africaine selon différents groupes ethniques (liste non exhaustive) :

Groupe ethnique Nom(s) du Dieu suprême
Akan Oyame
Ashanti (Twi) Onyankopon
Bambara Maa Ngala, Masa Dembali
Bassa Agwatana
Birifor Nawe
Birnawa Kashiri
Dogon Amma
Dungi Kashiri
Edo Osanobua
Egede Ohei
Ewe Mawu
Fanti Nyame
Ga-Dangme Nyonmo, Zemawon
Gurunsi We
Gwari Shekwo
Ibibio Abasii
Idoma Owoico
Igbo Chi, Chiukwu, Chineke, Olisa
Igbtarra Ihinegba
Indem Osowwo
Itsekiri Oritse
Iyala Owwo
Jaw Egbesii
Jukum Chido
Kadara Onum
Kangoro Gwaza
Katab Gwaza
Kokomba Ombo
Mende Leve, Ngewo
Serer Rog
Tallensi Wene
Tiv Aoundo
Urobo Oghene
Yorouba Oluwa, Olodumare, Oloun

 

Sources et lecture complémentaire

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *